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Gandhi – Un arbre qui s’abat fait beaucoup de bruit. Une forêt qui germe, on ne l’entend pas.

C’est le moment idéal de s’arrêter pour humer l’air frais, glacial, sec, humide.

C’est le moment de s’assoir pour respirer un coup qui fera vibrer chaque parcelle de notre être.

Pour moi, c’est également l’occasion pour lâcher prise et transformer mes yeux en cours d’eau. Ils passent d’un ruisseau, à une rivière avant que je décide enfin de les laisser devenir ce fleuve dans lequel flotte chagrin et bonheur vécus cette année.

Tout comme toi, j’ai ressenti de la douleur. Quand elle venait, elle était si présente que je voulais sortir de mon corps. Quelle absurdité ! Où irais-je sans mon enveloppe charnelle alors que mon dernier souffle n’est pas encore venu ?

Oui des larmes ont coulé de mes yeux à ma poitrine, pendant que mon cœur tambouriné à en exploser dans sa cage. Quand je me disais que c’était un oiseau qui cherchait à s’envoler, je resserrais très fort mes bras autour de ma poitrine comme pour l’empêcher de fuir mon corps. Que serais-je devenue sans lui ?

Un être de pierre, une personne vide.

Serais-je triste de voir un enfant, habits sales et troués ? Par respect pour sa dignité humaine, je n’oserais qualifier ses vêtements d’haillons.  Serais- je meurtrie d’assister au spectacle de ces personnes dotées de « bonnes intentions » n’hésitant pas à verser des torrents de larmes pour soutenir « ces petits misérables » et qui derrière, arborent des sourires étincelants grâce aux richesses bâties sur le dos de ces êtres ?

Serais-je indifférente au point de ne plus être indignée, de visionner ce cercle d’individus, qui de loin, me regardent avec des yeux avides, qui plombent mes oreilles de leur murmure et qui, une fois à leurs côtés me saluent de bonté de cœur, après avoir souillé mon vécu de leurs langues fourchues ?

Serais-je devenue une actrice de la « comédie hypocrite de la hiérarchie des bassesses humaines » ?

Serais-je aussi devenue une personne rancunière, méchante envers des personnes que j’ai laissé s’immiscer dans mon intimité et qui ont fini par l’ébranler ?

A ces interrogations, le visage de Voldemort me vient à l’esprit et je me demande que serait-il devenu s’il avait gardé son cœur et n’avait pas « vendu son âme » ? (Dédicace à tous les fans d’Harry Potteeeeer, vous êtes Ma Famille).

A cet instant précis, je resserre plus fort mes bras pour emprisonner mon cœur. J’ai besoin de lui car c’est le fil d’ariane social qui me guide pour sortir du labyrinthe de la perversité de notre société.

C’est grâce à lui que j’ai de la compassion à l’endroit de ces femmes, de ces hommes, de leurs enfants qui dorment à la belle étoile en sifflant de froid. C’est grâce à lui que j’ai un petit sourire quand je croise un groupe d’enfants ou jeunes de la rue riant aux éclats derrière leur « feu de bois » obtenu par le biais d’objets en tout genre.

Que je suis désolée de voir que certains sénégalais vivent de futilité. Quand je vois qu’il y’en a qui ont investi tant d’énergie à débattre de M. X ou Mme Y! Implicitement, ils ont cautionné les insanités publiques de ce Sieur, de ces dames et de toute personne agissant comme eux.

Que j’ai peur pour toutes mes sœurs qui s’adonnent au « khessal » et ont inconsciemment permis à cette société de les rendre faible en leur imposant ses codes esthétiques. Je suis même outrée de voir à quel point, nos télévisions diffusent incessamment les publicités de produits éclaircissants. Ce qui m’énerve le plus c’est d’entendre dans ces publicités, les voix d’animateurs télé qui sont des références. Peut-être qu’ils ne font que gagner leur vie.

Toutefois c’est à se demander si certains connaissent le sens profond de conscience professionnelle.

Mais enfin, je ne veux pas partir dans un coup de gueule de tonnerre sinon j’en perdrais la finesse de mes propos.

Cette année, m’a encore fait réaliser que « The more you grow the more you learn, life is a permanent fight ».

Là je m’arrête d’écrire, je fixe un point dans la pièce. Je prends une profonde inspiration, je remplis vraiment mes poumons d’air avant de faire ressortir le tout avec un énorme soulagement. Mes propres éclats de rire, ceux des personnes formidables, extraordinaires qui m’ont accompagné durant l’année, m’ont tellement galvanisé que je ne peux qu’en être reconnaissante.

C’est ainsi que j’ai eu la force de vivre le pouvoir de l’amour, de vous demander qu’ensemble nous brisons les chaines de nos tares sociales. J’ai aussi eu le courage d’écrire une lettre à Usain Bolt, de vous dire sans gêne que je suis un homme, de recevoir l’air du temps en plein visage quand je contais les maux de mes mots  pour lancer un SOS-fille en détresse.

Je suis celle qui a compris que le sens de la vie a été donné par des érudits tels que Mame Abdou dont je pense que sa voix est en réconfort. Je suis celle qui a été obsédée d’avoir la réponse de moussa, le modou-modou.  

 Cette petite rétrospective me fait dire que cette nouvelle année sera merveilleuse, magnifique. Je sais que nous connaitrons des périodes de tristesse et de chagrin : décès, des situations financières difficiles, divorce, trahison etc car cela fait partie intégrante du cycle de la vie. A des moments nous nous demanderons si nos choix actuels sont les bons, si ceux précédents étaient ce qu’il fallait pour nous. Et là nous entrerons dans le cercle du doute, un cercle dans lequel « l’indécision devient un choix ». Nous nous questionnerons en recherchant nos plus grandes craintes.

Des visages défileront. Ceux des êtres qui parfois nous complétaient et que nous avons perdu au cours des différentes années. A cet instant, nous réaliserons que peut-être notre plus grande peur est liée à notre mort ou celle de nos proches. Un ami m’a rappelé avec des mots simples « que celui qui se contente de peu, ne manque de rien. Celui qui renonce à tout ce qu’il a peur de perdre est libéré de beaucoup de vices. Il m’a aussi dit que « plus on se détache de ce monde d’illusions, moins on craint la mort car l’on comprend que ce n’est pas la fin ni une fatalité pour les dévoués ».

Nous aimerions tous connaitre un sentiment perpétuel de sérénité et de sécurité qui nous ferait oublier nos incertitudes. Toutefois nous ne sommes pas encore tous membres de l’élite des « dévoués »

En attendant de franchir ce cap, prenons en compte que le cycle de la vie est aussi rempli de joie, de bonheur, de paix. C’est à nous de choisir comment nous comporter durant les phases contraires de notre vie. Disons simplement que nous déciderons d’utiliser toute énergie positive collectée durant les moments de quiétude pour ne pas nous laisser abattre quand ça ne vas pas aller.

Espérons, croyons, prions, aimons et aidons, la vie a tellement à nous offrir! Cette année, l’année suivante sera la tienne, la mienne, celle de nous tous car nous ferons le choix de la vivre POSITIVEMENT!

Lève ton verre à L’Espérance!!

Rokhaya NGOM 

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18 Comments

  1. MNL dit :

    Masha Allah ma chere soeur vous avez une plume en or.. J aimerai bien faire votre connaisance.. Depuis sou peu de temps j suis vos articles si pertientes

  2. Mass dit :

    Vraiment un tres beau texte plein d sens

  3. Djily Abdou Khadre dit :

    Il y a à boire et à manger. Qu’il est limpide ce discours… Une plume qui dit son mot. À savourer…

  4. Awaa dit :

    So proud or..ce texte est magnifique et tellement vrai… Cheers

  5. Lo dit :

    I love it ????

  6. Faty dit :

    Magnifique texte. A la tienne !!!

  7. Yes dit :

    C’est geniel ma néné ! !!
    Magnifique texte !!!??

  8. Mme kimpamboudi dit :

    Machaalah ma chérie que la grâce de Dieu t’accompagne

  9. Mouhamed nabil dit :

    L’héritiere de la plume congrat chérie

    Par

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