Kaneki Ken
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Une étreinte
Un sourire
Une caresse
Un sentiment de sécurité
Une promesse d’une alliance éternelle
Une sœur de la vie pour la vie

Il y a encore quelques jours je vous aurais dis que l’amitié est faite pour durer.Mais maintenant je pense qu’elle est faite pour nous faire sombrer. 

Aujourd’hui je suis meurtrie
Mon cœur est endolori 
De l’intérieur je suis brisée 
On m’a touché je suis blessée 

Plus encore que la relation amoureuse, l’amitié était la représentation de l’amour à mes yeux; Le mythe de « l’amie pour la vie » avait remplacé celui de « l’amour éternel ».

Pour la plupart des filles trouver l’homme de sa vie était la finalité. Moi, mes amies-soeurs  me suffisaient. 

L’amitié est censée ne jamais décevoir, fournir pour toujours l’ancre affective intangible, l’intimité joyeuse, la loyauté absolue.

On parle souvent de l’amitié comme la chose la plus extraordinaire qui puisse nous arriver lorsqu’on est jeune. C’est ce qui nourrit notre quotidien et nous fait profiter de la vie que nous menons. Ce n’est pas toujours le cas. Ça n’a pas été mon cas!

L’amitié c’est aussi ce qui m’a détruite et qui ne cesse de me rabaisser. Je lutte énormément et par tous les moyens mais je me rends compte chaque jour que je suis victime d’un mal être. 

L’amitié est ce lien qui m’a unit à des êtres qui marqueront ma vie à tout jamais. 
Des êtres qui l’a marqueront de déception et d’amertume, de regrets et de tromperie.
L’amitié, si elle tourne mal, lorsque s’y révèlent les poisons de la déception, de la lassitude ou de la trahison, la blessure peut être profonde. 

Et on ne s’y remet jamais. 

On remet alors en question notre capacité à nous faire confiance et à faire confiance aux autres. Chaque jour je me pose les mêmes questions. 

  • À quel moment ai-je failli? 
  • Mériterais- je d’être exclue par mes amies-soeurs?
  • Arrivera t-il un jour où je trouverais une personne sincère qui tiendra compte, vis à vis de moi, d’autres choses que ce que je peux lui apporter?

On donne tellement dans notre vie. Émotionnellement surtout.  On s’investit corps et âme pour le bonheur de celles qui nous entourent. 

Du règlement des querelles au déliement des sentiments on donne tout pour elles. Absolument tout.
Et cela aide les liens à se forger, les amitiés à s’intensifier, les colères à s’apaiser. Et le plus important, cela nous rend fier de notre personnalité. 

Au début on le vit très bien et on est reconnaissant envers le bon Dieu de nous avoir fait ainsi. On adule et prend soin de ces liens qui représentent tant pour nous. Mais grande est notre déception, lourd est notre cœur lorsqu’on se rend compte que personne n’est réellement là pour nous. 

Je me suis toujours imaginée que certaines personnes seraient à mes côtés si jamais je devais aller mal. Que des gens trouveraient en cette situation le moyen d’être là pour moi comme je l’ai été pour eux. Mais non les priorités sont autres.

Moi qui ai tout donné, je ne trouve aujourd’hui personne qui soit prête à donner peu d’elle pour moi.

Cependant serait-il alors si facile d’abandonner une personne que l’on dit avoir aimé? 

On ne comprend sûrement pas l’amour de la même façon. Elles se disaient des sœurs pour moi. Mais une sœur qui arrache le cœur est une sœur à oublier. Aucune n’a une once d’idée de ce que je traverse quand bien même elles en sont la cause. 

Chaque fois que ce sentiment remonte j’essaye de le refouler et de combler en me disant que c’est une mauvaise passe que tout le monde traverse. Mais non, tout le monde ne vit pas mal son existence, tout le monde ne se sent pas rejeté et agressé par l’ingratitude des autres. 

Je n’aurais jamais cru me sentir un jour comme ça. Et encore moins que ce sentiment vienne de mes amies-sœurs. 

L’amitié est la parfaite illustration des faces de Janus. Elle est tantôt le support qui vient compléter notre existence, tantôt la dague de trop à notre vie empoisonnée. 
On aime, on s’accroche, on donne. 

L’amitié n’est pas aussi anodin qu’elle le paraît. Elle demande beaucoup d’efforts, de constance et d’attention. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l’on a de plus cher dans la vie: le temps. 

Me reste t-il alors à apprendre à « donner de mon absence à ceux qui n’auront pas compris l’importance de ma présence ».

Mame Diarra TINE

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