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Aux quatre coins du globe, des milliers de personnes meurent du fait de la violence, je n’y vois que terreur, peur et malheur.  Si je devais expliquer à un enfant ce que c’est la violence je lui dirais alors pour faire preuve d’euphémisme c’est quand quelqu’un de plus fort fait bobo à quelqu’un de plus petit qui va souffrir après.

Cher(e) lecteur(trice), la violence est définie par l’OMS comme étant « l’utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès ». Pour moi, c’est toute oppression d’un homme, ou d’un groupe humains par d’autres ou par  un système, comme un Etat. Et face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, la jeunesse pourrait être une arme ou l’arme contre la violence.

Imaginez que soudain, vous êtes  dans une salle, les lumières s’éteignent. Les portes s’ouvrent et des hommes armés entrent violemment. Dans le public, des messieurs se lèvent avec autour de leur taille une ceinture d’explosifs. Sentant la menace, vous êtes tous tendus (oui je préfère ne pas être concernée mes nerfs sont fragiles). Des pleurs, des cris résonnent dans la salle. Vous regrettez de ne pas avoir demandé à son voisin ne serait-ce que son prénom. Vous regrettez de ne pas avoir assez aimé vos proches, vous regrettez de ne pas avoir partagé nos articles. Mais surtout dans vos têtes défilent, les prises d’otages à Chibok, les massacres des Rohingyas, les crimes raciaux à Jeppestown ou à Chicago, les attentats de Bassam, Ouaga, Bruxelles, Paris, Mogadascio,Izmir, Istanbul, Abyan, Athènes, Madagalie, Manchester,  et j’en passe. 

Amis(es) lecteurs(trices) je voulais vous faire vivre un moment de terreur fictif dont plusieurs personnes ont été confrontées réellement à cet état à cause du manque de paisibilité dans leur milieu. Et cette illustration n’est qu’un euphémisme de situations violentes. Les nombreuses tensions dans le monde ont fait qu’en 2016, les dépenses militaires se sont élevées à 1686 milliards de dollars selon SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm).  

Un homme a été massacré par son frère avec qui il partage la même terre, parce qu’ils sont d’ethnies différentes. Une femme fuit son pays natal avec sa famille entière, pour chercher refuge dans une contrée qu’elle espère moins hostile. Une autre est coincée par un homme qui déchire ses habits, voulant faire d’elle un objet sexuel pour assouvir ses désirs. Un gamin entend résonner dans sa tête des tirs et en oublient la voix de ses parents. Ici au Sénégal, des enfants sont à la merci de notre société, mendiant et risquant leurs vies pour gagner quelques pièces. Des hommes sont tués pour 25 FCFA. Dégainer une arme est devenu un jeu d’enfant. il suffit juste d’avoir un avocat véreux ou une poche remplie ou encore avoir l’avocat et la poche.

Nous devons nous révolter encore beaucoup plus contre la violence si nous ne voulons pas non seulement, perdre notre humanisme, mais aussi si nous voulons sauver nos enfants d’un monde hostile. Plusieurs discours nous interpellent dans le sens où nous sommes « la génération la plus nombreuse de l’histoire » selon M. BAN KI MOON. C’est à nous, jeunesse aux aguets, prête à relever de nouveaux défis de réécrire notre conscience historique et de créer un nouveau type de citoyen face aux remous du monde. Car nous sommes l’ESPOIR d’un monde meilleur. Nous allons et devons ensemble consolider la paix dans le monde.  

La jeunesse est dynamique et créative. Si nous ne sommes pas mis dans des situations positives, pour explorer et faire exploser notre potentiel faisons le nous-mêmes. Utilisons celui-ci pour créer un environnement pacifique. Associons-nous et mettons en place des programmes sociaux pour aider la population. En assistant une personne dans sa maladie, un sourire est rendu. En l’aidant en nettoyant son milieu, sa santé est renforcée. Si nous unissons nos forces pour évoluer dans un climat social serein, nous pourrons éradiquer la violence. Aidons les gens qui ont eu à souffrir de violence. Soyons à leur écoute mais surtout poussons les à être forts, optimistes pour vivre de plus belle.

En ce qui concerne les enfants de la rue  »talibés « qui vivent une violence sociale hors norme au Sénégal. Il est temps que nous exigeons l’application de la loi sur l’interdiction de leur mendicité. C’était quoi cette loi? Juste un bluff? Bientôt plus d’un an qu’ils ont parlé de RETRAIT DES ENFANTS DE LA RUE. Pourtant les trottoirs n’existent plus dans cette ville et sont devenus les foyers de tant de gamins. La rue n’est faite pour personne encore moins pour un être qui est encore innocent, qui doit se forger une personnalité et  qui a le droit d’avoir une perspective d’avenir optimiste. Un enfant qui a le droit de jouir de ses droits. 

Amenons l’Etat à agir car oui l’enfant doit bénéficier de droits et libertés énoncées par la déclaration des droits de l’enfant qui « invite les parents, les hommes et les femmes à titre individuel, ainsi que les organisations bénévoles, les autorités locales et les gouvernements nationaux à reconnaître ces droits et à s’efforcer d’en assurer le respect au moyen de mesures législatives et autres adoptées »! Nous aussi agissons, je n’ai pas la solution à ce fléau et ce serait arrogant de ma part de dire que je sais comment faire afin de lutter pour le retrait de ces enfants. Mais nous devons tous nous asseoir et réfléchir. J’invite pour cela des associations humanitaires de jeunes à organiser des séances de discussion pour trouver des solutions à adopter ensemble et pouvoir influencer ainsi d’autres acteurs comme l’Etat et les ONG.

Il est anormal que les jeunes assistent à des scènes de violence sans les dénoncer, sans se révolter. Il est anormal que nous soyons parfois aussi les acteurs de tant de barbarie. Mais avant de se révolter, nous devons cultiver la paix et les valeurs humaines comme l’empathie, le partage, la tolérance et l’amour pour ensuite les transmettre. A ce titre, avant d’apprendre aux enfants notamment la science, l’histoire à l’école, éduquons les en leur montrant comment devenir des hommes valeureux plein de vertu et  rééduquons aussi la jeunesse actuelle en ce sens.

Nelson MANDELA disait qu’ «il est très facile de casser et de détruire. Les vrais héros  sont ceux qui font la paix et bâtissent ». A cela, j’ajouterai que les vrais héros c’est aussi ceux qui font cadeau de l’amour à ceux qui les persécutent. Nous allons vivre dans un monde sans peur. Car nous allons faire le choix de faire cadeau de l’amour à ceux qui nous persécutent et nous battre en vue de véhiculer la paix, pour notre bien-être et pour les générations futures. Si j’étais en face de vous, cher(e) lecteur(trice), je vous aurais demander de sortir des mouchoirs blancs, en hommage à toutes les personnes qui ont été victimes de violence, en refusant de sombrer dans un monde de peur, de terreur et de malheur. 

Rokhaya NGOM

Je partage avec vous une chanson qui me rappelle de vieux souvenirs de mon enfance (mdr j’ai l’impression d’être née en 1932). Dès le jardin d’enfant, nos maîtresses ont su mettre une once de paix dans nos cœurs.

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2 Comments

  1. Rahmane Jadid Fall dit :

    Merci pour ces mots qui persécutent et qui nous ouvrent les yeux at the same time…

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